William Doyle
Springs Eternal le 16 février 2024
Tough Love Records

Springs Eternal est la création la plus ambitieuse et la plus ludique de William Doyle, artiste acclamé par la critique et nommé au prix Mercury, qui nous déploie une pop artistique pour l’anthropocène. Ce disque renferme une vision des extases et des agonies de la vie dans les années 2020, pose la question de savoir, de comment nous existons en tant que chair et sang fragiles – nos cœurs battent et nos esprits s’emballent – à une époque sans précédent, presque inimaginable, de destruction climatique galopante et d’expansion technologique.
Springs Eternal présente un groupe de personnages étranges et passionnants – des cow-boys aux naufragés – qui pourraient bien être Doyle.
A travers ces 11 titres, nous entendons des narrateurs et personnage qui se trouvent au bord du précipice d’un désastre mondial, d’un chagrin d’amour, d’une dépendance, d’un endoctrinement et d’une maladie mentale, jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans le grand inconnu. Les paroles, sincères et ironiques, directes et allégoriques, sont accompagnées de mélodies accrocheuses. Coproduit par le superproducteur indépendant Mike Lindsay (Tunng, LUMP) dans son studio MESS à Margate, on entend le chant des sirènes de la mer s’enrouler autour d’une électronique palpitante et d’une instrumentation émouvante, avec des contributions des musiciens Alexander Painter, Genevieve Dawson et Brian Eno.
Un thème récurrent, celui de l’eau et des inondations, parcourt l’album, faisant allusion à la fois à la crise climatique mondiale et au déluge que subissent ces Williams de l’univers parallèle. « Ce n’est qu’au moment de mixer l’album que je me suis rendu compte du nombre de références à l’eau« , explique Doyle. « Je suppose qu’il existe une frontière fluide entre notre moi intérieur et le monde extérieur qui permet aux choses d’affluer, de manière irrépressible ou peut-être irrésistible.«